CAEN de l’académie de Grenoble

Chers Collègues,

Aujourd’hui, le 2 juin 2026, s’est tenu le Conseil académique de l’Education nationale. Après les déclarations liminaires, au cours de celui-ci, Monsieur le Recteur a présenté le « projet académique » qui est prévu prioritairement pour les établissements publics, puis Madame Staron, élue régionale a présenté la politique concernant les lycées. Ensuite, il a été question des lycées agricoles.

Suite à la lecture du discours liminaire du SNEP-Unsa, Monsieur le Recteur a demandé à voir les représentants de notre syndicat en audience pour reprendre un travail commencé l’an passé.

Voici ce qui a été lu :

Monsieur le Recteur,

Lors du CAEN de l’an passé, je finissais ma déclaration liminaire en précisant qu’il fallait remettre le rectorat au centre de l’académie.

Nous constatons qu’en un an, vos services ont œuvré en ce sens et que la peur du gendarme, qui résulte des inspections des établissements privés, semble porter ses fruits.

Néanmoins, durant cette même période, nous avons eu à dénoncer des pratiques auprès de vos services qui ne devraient pas avoir cours dans un Etat de droit.

En effet, comment imaginer la mise en place d’une évaluation parallèle de certains de vos agents par des directeurs et des associations religieuses ? Les directeurs, ne devraient-ils pas tous agir uniquement en votre nom auprès des agents dont ils ont la chance de profiter ?

Nous sommes ici pour aborder les dotations des établissements et comme vous le savez peut-être, certains personnels de direction s’attribuent des heures de cours qui n’apparaissent pas dans les emplois du temps. Bien sûr, cela se fait au détriment des élèves, des agents et de la mission de service public.

Il existe aussi la mise en place de cours de 50 minutes sans autorisation, des collègues à qui ont impose du bénévolat voire même une possibilité d’enseigner dans des classes sous contrat avec l’État depuis de nombreuses années sans même que vos services n’en soient informés. Où sont donc passés les moyens alloués à la matière et aux classes concernées ?

Le dispositif Phare n’est pas mis en place. Pour ce qui est du programme Evars, ce n’est guère mieux. Et que dire des formations sur la laïcité imposées à vos agents qui peuvent aller jusqu’à expliquer comment contourner le principe de laïcité.

Qu’en est-il de la sécurisation des données transmises à des associations à la demande de vos services lors du mouvement de l’emploi ?

Quant au droit syndical, il est parfois bafoué.

Tout ce dont je viens de parler a eu lieu ici dans notre académie durant l’année scolaire 2025/2026.

Monsieur le Recteur, nous espérons que vous pourrez mettre rapidement un terme à ces pratiques d’un autre âge et que tous les directeurs qui ont passé un contrat avec l’État rempliront loyalement leur mission de service public. Nous réaffirmons également que la fonctionnarisation de tous les agents qui exercent dans les établissements privés sous contrat éviterait bien des dérives.

Christophe Derycke

Secrétaire académique du Snep-Unsa

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