CCMA du mouvement de l’emploi

Veuillez trouver ci-joint le discours liminaire très important prononcé par Isabelle Sanzone lors de la CCMA du 23 juin 2026. Bonne lecture !

Monsieur le Recteur,
Mesdames et Messieurs,


Le SNEP UNSA souhaite profiter de cette CCMA de l’emploi pour revenir sur
plusieurs difficultés qui alimentent un fort sentiment d’incompréhension chez les
maîtres des établissements privés associés à l’enseignement public par un contrat
avec l’Etat.


Nous souhaitons d’abord évoquer la sincérité du mouvement de l’emploi. Les
délais de communication de l’administration restent trop longs alors même que des
informations circulent déjà dans les établissements. Cette situation place de
nombreux collègues dans l’incertitude et accentue le manque de lisibilité du
mouvement.
Et pourtant, dès l’ouverture du document de cette CCMA, une maîtresse titulaire
(priorité B) apparaît non retenue alors qu’une néo-titulaire (priorité D) est proposée
sur le poste concerné, ce qui interroge directement sur le respect des priorités
réglementaires du mouvement.
Dans ces conditions, comment les collègues peuvent-ils encore avoir confiance
dans la CAE ?


Nous dénonçons également le manque de transparence concernant la répartition
des surveillances et corrections d’examen. De nombreux collègues ont le sentiment
d’être fortement sollicités sans pouvoir vérifier l’équité de répartition, ni au sein
des établissements, ni entre public et privé sous contrat.
Nous demandons donc quelles consignes sont données aux chefs d’établissement
afin de garantir davantage de transparence et d’équité.


Par ailleurs, le récent rapport de la Cour des comptes sur Formiris illustre une
forme de paritarisme malsain entre le SGEC et certains syndicats qui lui sont liés,
ainsi qu’un manque évident de contrôle de notre institution sur l’utilisation des
fonds publics destinés à la formation des maîtres.
Depuis des années, le SNEP UNSA a été l’un des seuls syndicats à dénoncer ces
dérives. Aujourd’hui, la Cour des comptes évoque une « tutelle effective » du
SGEC, des « conflits d’intérêt majeurs », une « méconnaissance délibérée des
règles de la commande publique », près de 13 millions d’euros de frais de
fonctionnement soit environ un tiers des fonds publics destinés à la formation ainsi
qu’un marché de 480 000 euros passé sans appel à candidature.
Pour le SNEP UNSA, la formation et la gestion d’agents publics soumis au devoir
de neutralité doivent relever d’un cadre public, transparent et pleinement contrôlé
par l’État.


Le SNEP UNSA vous remercie de votre attention.

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