Ce jeudi 23 avril 2026, avec Isabelle Sanzone, nous avons rencontré les responsables de la DEP (division de l’enseignement privé), Monsieur Dupuis et Madame Astier.
Nous avons commencé cette réunion en les remerciant pour leur réactivité auprès des collègues qui les sollicitent.
Ensuite, nous avons abordé les points suivants :
– Le mouvement de l’emploi : nous demandons un raccourcissement du délai entre la parution des postes et la tenue de la CCMA pour éviter des « tambouilles internes ». Cela semble difficilement réalisable. Néanmoins, la DEP est consciente de pratiques qui visent à favoriser des maîtres délégués au détriment des collègues certifiés ou agrégés. En cas de doute, contactez-nous pour que l’on puisse informer le rectorat qui fera les vérifications nécessaires.
Nous avons une nouvelle fois remis en cause la demande qui est faite aux enseignants d’écrire à la DDEC de leur département car des questions se posent : Est-ce réglementaire ? Qui a accès à nos données ? Sont-elles sécurisées ? La DEP va travailler sur ce sujet des données.
– Nous avons demandé à avoir accès aux dotations des établissements pour nous permettre de répondre à certaines interrogations de collègues.
– Nous avons aussi demandé à avoir un regard sur la répartition des décharges syndicales dans l’académie. Les responsables de la DEP vont voir ce qu’ils peuvent faire tout en préservant le RGPD.
– Beaucoup de collègues nous informent que le programme EVARS n’est pas appliqué dans leur établissement ou de manière incomplète voire par des personnes non agréées par le rectorat. Les services académiques sont pleinement conscients de la situation notamment par la mise en place des contrôles d’établissements. Nous avons demandé des formations adaptées pour nos collègues. La DEP va faire suivre cette requête.
– Cette année scolaire est encore marquée par des entorses à la laïcité, notamment lors de formations. De nombreux signalements ont été formulés. Nous espérons des mesures à cet égard de la part de monsieur le Recteur.
– Le dispositif Phare qui a pour but de prévenir les situations de harcèlement est malheureusement trop souvent négligé dans les établissements privés. Les inspecteurs contrôlent son application lors des inspections d’établissement.
– Actuellement, 65 établissements du premier et du second degré ont été inspectés. Nous avons demandé l’accès aux rapports d’inspection.
– La mise en place de CAEN disciplinaires n’est pas d’actualité car toutes les recommandations ou mises en demeures formulées auprès des établissements qui ne respectaient pas le cadre réglementaire sont suivies.
– Nous avons souligné les problèmes liés à la gestion des dossiers médicaux des agents. Il faut parfois 8 mois pour le traitement d’une situation. Le rectorat est conscient de la situation, il peine à recruter des médecins alors qu’il a des moyens financiers pour ces postes.
– L’établissement du Bréda à Allevard va fermer ses portes. Les collègues devraient tous retrouver un poste dans l’académie car ils sont prioritaires pour le mouvement de l’emploi.
– Pour le passage à la classe exceptionnelle, il faut que les représentants syndicaux aient une décharge d’au moins 70 % pour qu’ils puissent bénéficier d’une mesure qui les favorise. Ce n’est pas le cas des représentants du Snep-Unsa qui ont au mieux 6 heures de décharge.
– Ensuite, nous avons abordé la situation individuelle de 10 agents. Nous avons aussi alerté sur les pratiques très particulières mises en place par la direction d’un établissement. Compte tenu des éléments que nous avons apportés, une inspection de celui-ci devrait prochainement avoir lieu.
Il est regrettable de constater que c’est parfois uniquement la peur du « gendarme » qui fait respecter la loi dans certains établissements.
Si vous avez des interrogations sur les pratiques dans votre établissement ou des questions sur votre carrière, n’hésitez pas à nous solliciter.
Bien à vous,
Christophe Derycke
Secrétaire académique Snep-Unsa
académie de Grenoble
